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Nos gouvernants devraient (re) lire PORTALIS...

Il fallait aux démagogues régnant à cette époque, l'égalité à tout prix, l'égalité poussée à l'extrême, l'égalité sans limite et sans mesure : elle procédé par assimilation, son niveau était un joug absolu sous lequel elle courbait et rangeait sur la même ligne l'incapacité et le génie, la vertu et la débauche, l'inceste et la fidélité conjugale.

De la loi morale, il n'était tenu aucun compte, tout devait être envisagé est déterminé d'avance par la loi républicaine ; c'était elle qui appartenait de régler les inspirations de conscience du citoyen comme la disposition de ses biens...

Indifférente pour l'ingratitude et le dévouement, la loi, sans entrailles, tenait entre elles la balance égale. Ce qui lui importait par-dessus tout, c'était le nivellement des fortunes. Non seulement l'autorité, mais la révérence paternelle était abolie...

Non, ce n'est pas le regard d'un journaliste lucide (en existe t-il ?) sur la France de M. Hollande, mais la critique de Portalis sur le projet de Code civil de Cambacérés présenté à la Convention le 9 août 1793 (F. Portalis : Essai sur l'utilité de la codification, p 20)

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